dimanche 6 mars 2016
Femme et dragon amoureux
lundi 30 novembre 2015
Dix mille de perdus, un de retrouvé !
- le livre s'ouvre à une page que j'avais sautée la première fois, page où apparaît la photo de deux magnifiques chandeliers!
- au moment où j'ouvre la page, un petit papier glisse et tombe du livre...
En mai 2014, 10 000 images ont été imprimées avec Palefroi, collectif d'artistes sérigraphes à Berlin.
Le projet rejoint l'Anabase, épisode de l'histoire au cours duquel 10 000 mercenaires grecs partis guerroyer en Perse sont mis en déroute après la perte de leur meneur.
Désœuvrés et égarés, les 10 000 hommes erreront plusieurs années avant de retrouver leur patrie.
Les figures éditées sont, depuis, intégrées dans les ouvrages et dispersées dans les bibliothèques, librairies et collections personnelles que l'on fréquente.
En septembre 2015, les 10 000 images ont été dispersées.
23.12.2022
Une histoire de chandeliers.
En train de faire les derniers ultimes finaux (je crois 😉) remaniements dans mon roman "La Perle Rouge" (dont je vous dis depuis tant d'années qu'il est presque fini que je n'ose plus promettre grand chose).
Dans ce roman, il est question de sept objets, et je tiens à ce que chacun de ces sept objets s'inspire d'un objet réel.
Ce soir, je devais retravailler quelques passages où il est question des chandeliers, ce qui impliquait de peaufiner un peu leur description. Cela faisait longtemps que je n'avais pas contemplé à nouveau la photocopie de la très belle photo en noir et blanc de la paire de chandeliers qui m'avait servi de modèle. Je l'ai donc ressortie de mon dossier avec émotion.
L'histoire de la découverte de ces chandeliers est en effet une histoire absolument incroyable qui m'est arrivée il y a 7 ans et que j'avais racontée dans un article de blog.
Bref, je regarde la très belle photo en noir et blanc, qui ressortait plutôt bien à la photocopie, mais je me dis que quand même ce serait bien de pouvoir contempler ces chandeliers en couleur, surtout qu'il est question d'émail, mais on ne sait pas de quelle(s) couleur(s), et que je trouverai sans doute une telle photo sur internet. La légende que j'avais ajoutée à la main sur la photocopie indiquait que le double objet était conservé au musée d'Oslo.
Je vais donc voir le site internet de ce musée. Onze œuvres en tout et pour tout y sont présentées, et pas de chandeliers. Mais vers le bas de la page, un lien vers une "database" (base de données) que je suis alors. Je finis par aboutir sur une page de recherche tout en norvégien. Je m'aide d'un traducteur automatique pour trouver que "chandelier" se dit "lysestake" en norvégien (c'est mon premier mot dans cette langue 😅), je tape "lysestake", et... 848 résultats ! Dont près de la moitié avec une photo. 😍
Je fais défiler les pages de résultats, et, soudain, ... les voilà !
Parfaitement reconnaissables !
Mais si différents de ce que j'imaginais, avec leurs couleurs !
Et si beaux !
L'émail est bleu. Exactement le bleu du ciel un jour de très beau temps. Les arabesques d'or incrustées ressortent sur ce bleu de l'émail comme des éclats de soleil en relief.
Je découvre aussi des détails qui m'avaient échappé : le montant n'est pas tout lisse, mais recouvert d'un fin motif gravé d'écailles ; sur les plaques de la base, un bouton en relief ajouré représente un animal, peut-être un dragon, qui se retourne sur lui-même en spirale.
Bref, j'ai voulu vous en faire profiter. Admirez, zoomez, c'est magnifique !
La page originale, avec la notice, cette photo, et d'autres photos est ici :
https://www.unimus.no/portal/#/things/8b50a989-8567-4b5a-8400-cfb05237d575
vendredi 23 octobre 2015
Sentiers fleuris du manuscrit médiéval
- Le premier jour, j'ai appris que les manuscrits sur rouleau se lisaient en les déroulant horizontalement dans l'Antiquité, verticalement au Moyen Age.
- Le deuxième jour, j'ai découvert que le point commun entre l'écriture gothique et l'architecture gothique est qu'elles se fondent sur des éléments de base (dans les deux cas, des formes verticales allongées) grâce auxquels ont peut presque tout construire.
- Le troisième jour, j'ai appris qu'un certain type de décor sur les manuscrits, consistant en une série de petits cercles alignée entre deux lignes de filigranes, s'appelle « œufs de grenouille », et que ces œufs de grenouille peuvent être « fertilisés » (ornés d'un point au centre du cercle), mais seulement dans les manuscrits fabriqués dans le nord de la France.
- Le quatrième jour, j'ai vu sur la première page d'un manuscrit de la Bible à la Bibliothèque Mazarine les mots du copiste s'adressant à moi : « Lege felix », c'est-à-dire « Lis heureux » (que l'on pourrait traduire par « Bonne lecture ! »).
- Le cinquième jour, j'ai appris que les cotes des manuscrits de la collection Cotton de la British Library ne portent pas seulement des numéros, mais des noms d'empereurs romains (« Tiberius », « Nero », « Caligula », etc.), parce que Sir Cotton, le premier possesseur de la collection, distinguait ainsi les différentes travées de sa bibliothèque, qui étaient chacune surmontée du buste d'un empereur romain.
jeudi 24 septembre 2015
Un cavalier, une lance, une force maléfique terrassée
Cet article fait suite à celui de juillet dernier : http://cheminsantiques.blogspot.fr/2015/07/salomon-terrasse-la-femme-ou-le-dragon.html
vendredi 11 septembre 2015
La sainte au dragon et la sainte au démon
vendredi 14 août 2015
Le sceau de Salomon : démons et dragons
mardi 14 juillet 2015
Salomon terrasse la femme ou le dragon?
jeudi 2 juillet 2015
Le dragon, c'est la princesse !
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dimanche 7 juin 2015
Les trois rois mages : de la Mésopotamie à Cologne
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Ajout le 15.07.2017
Si l'histoire de la récupération politique des rois mages au Moyen Âge vous intéresse, vous tirerez profit de cette interview d'une demi-heure, sur la radio en ligne "Fréquence médiévale", de Doina Elena Craciun, qui a soutenu une thèse consacrée aux usages politiques de l’image des rois mages au Moyen Âge à l’EHESS.
dimanche 17 mai 2015
De Sémiramis à sainte Marguerite, en passant pas Astarté
- D'abord Antioche. Attention, il ne s'agit pourtant pas de la même Antioche : la déesse Margarito est vénérée à Antioche en Syrie, tandis que notre petite sainte vient d'Antioche en Pisidie (en Asie Mineure, Turquie actuelle). Tout de même, deux « Margarita » toutes deux originaires d'une « Antioche », c'est surprenant !
- Mais ce n'est pas tout. Souvenez-vous de mon parallélisme effectué dans l'article « Perle, dragon et accouchement » http://cheminsantiques.blogspot.fr/2015/03/perle-dragon-et-accouchement.html) : j'y expliquais le lien entre la vierge, pure et parfaite Marguerite qui sort du corps hideux du dragon, et la belle, pure et parfaite perle (« margarita » en grec et en latin) qui sort de la coquille hideuse de l'huître. Remplacez l'huître par le coquillage, ouvrez-le, et vous trouverez la belle et parfaite Aphrodite qui en sort, comme rappelé plus haut !
- Les Anciens pensaient aussi que la perle était le résultat de la fécondation de la rosée ou de l'écume de la mer, par le soleil ; Aphrodite est aussi née de l'écume de la mer fécondée par le sperme de Cronos émasculé par son fils Zeus. C'est bien le même motif.
- J'ajoute enfin (même si ce dernier élément est peut-être moins convainquant) la colombe du saint Esprit, bien présente dans la légende de sainte Marguerite et visible sur de nombreuses enluminures la représentant : ne serait-ce pas là la même colombe que celle d'Aphrodite, celle de Sémiramis ?*Pour suivre ce blog sur facebook, être au courant des nouveaux articles et en découvrir d'anciens, c'est ici : https://www.facebook.com/Chemins-antiques-et-sentiers-fleuris-477973405944672/
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