mercredi 23 novembre 2011

Alexandre et ses musiciens

Je suis allée voir il y a quelques semaines l'exposition du Louvre sur la Macédoine. J'ai d'ailleurs été un peu déçue, car j'avais compris au départ que c'était une exposition sur Alexandre le Grand (dont l'histoire me passionne, vu qu'elle a donné lieu à de formidables échanges entre Grèce et Mésopotamie). Les objets présentés m'ont toutefois intéressée, mais je n'ai pas pris garde à un petit papyrus minable sur lequel vient de paraître un article passionnant de Thomas Schlesser sur le site de "Rue89" : "Quelle musique écoutait-on sous Alexandre le Grand?" :

http://www.rue89.com/2011/11/22/quelle-musique-ecoutait-sous-alexandre-le-grand-226768

L'article raconte la découverte improbable d'un antique manuscrit trouvé roulé en boule au fond d'une boîte à biscuits dans un grenier du Louvre, or ce manuscrit est une partition musicale que la savante et passionnée Anne Bélis a réussi à reconstituer.

L'article présente aussi l'intérêt d'expliquer de façon simple et claire les rapports entre musique et politique à la cour d'Alexandre.

Enfin, on pourra, toujours sur cette page, écouter la reconstitution musicale de cette partition qui surgit du fond des temps!

Pour ceux qui veulent en savoir plus, un article plus complet, mais abordable d'Anne Bélis elle-même qui rend compte de sa découverte et de sa transcription en 2002 :

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_2004_num_148_3_22786

Je pense même que cet article d'Anne Bélis pourrait être utilisé avec des élèves pour leur montrer le cheminement d'un papyrus (photo) à son relevé (dessin noir et blanc), puis à sa transcription (texte et partition) pour aboutir à son interprétation.

mardi 15 novembre 2011

Le collimateur

Alors que je feuilletais un très vieux dictionnaire encyclopédique qui me vient de mon grand-père (d'un certain B. Dupiney de Vorepierre, 1873), en cherchant le mot collège (je cherchais d'éventuelles précisions sur les « collèges » qui apparaissent dans la série télévisée « Rome », sortes de regroupements mafieux), je suis tombée... sur le collimateur! J'avoue que je ne m'étais jamais posé la question de l'origine de l'expression « être dans le collimateur » (de la justice, par exemple). En lisant l'article, j'ai d'abord été émerveillée par la beauté du langage technique, la précision du vocabulaire et des phrases, puis, au fur et à mesure que l'explication gagnait en complexité, amusée de n'y plus rien comprendre, mais ayant toujours envie de poursuivre ma lecture pour goûter la beauté d'un texte presque poétique!
Lisez-le, savourez-le, et vous repenserez avec émotion à ce beau langage technique la prochaine fois que vous lirez un mode d'emploi traduit par un traducteur automatique!